Alcoolisme féminin : une campagne pour apprendre à déceler les signes

Alcoolisme féminin

Quel est le secret de Laurence ? Pour le découvrir, il vous faudra fouiller son appartement. Cette campagne de sensibilisation originale montre qu’il n’est pas toujours simple de déceler l’alcoolisme chez les femmes qui en souffrent.

En France, au moins 500 000 femmes seraient dépendantes à l’alcool. Afin de sensibiliser la population sur les signes qui peuvent alerter, le Fonds Actions Addictions a lancé un jeu en ligne disponible sur le site d’ « addictaide.fr ». Le jeu, intitulé « Le secret de Laurence » a été créé à la manière d’un « escape game ». Le but était de se déplacer dans un appartement et de trouver des indices afin de découvrir le secret de la propriétaire. Tâche sur le tapis, miroir brisé, nourriture périmée… Sur les 7 000 joueurs, seulement 3 ont réussi à découvrir le secret de Laurence : l’alcoolisme. Le site vient en effet de révéler la solution de l’énigme et lance une opération de sensibilisation et d’information sur les femmes souffrant de cette maladie.

Un jeu inspiré d’une histoire vraie

L’appartement que l’on peut visiter ne sort pas de nulle part puisqu’il est la réplique de celui de Laurence Cottet, une ancienne alcoolique. Le but de cette démarche est de montrer qu’il est encore plus difficile de déceler cette maladie chez la femme et qu’elle peut rester inaperçu de nombreuses années.

Les signes physiques sont principalement une couperose (un rougissement du visage), des cheveux en mauvaise santé, une mauvaise haleine… Rien d’impossible à dissimuler. C’est pourquoi dans l’appartement de Laurence, on pouvait y trouver de nombreuses crèmes pour le visage, ou des grains de café dans son sac qu’elle avait l’habitude de mâcher pour couvrir l’odeur. Ce jeu démontre qu’il est facile de passer à côté de l’addiction d’un proche. Aujourd’hui la visite de l’appartement est complétée par des vidéos de médecins spécialistes et des interviews de Laurence Cottet qui explique son histoire et les subterfuges qu’elle avait mis en place.

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